LES SERVICES VAUDOU

Le service Vodou, ou communément appelé dans le culte « Sèvis Lwa » est une cérémonie en l’honneur d’une ou de plusieurs divinités offerte par ceux qui les vénèrent ou par les officiants d’un Houmfo. Bon nombre de ces solennités s’appellent Manjè Lwa, parce  que l’un des moyens dont dispose un serviteur pour montrer sa fidélité à ses Lwas et obtenir leurs faveurs est de leur offrir leurs mets favoris.

Service Ogou Ferraille
Service Ogou Ferraille

Les lwas attendent à ce que ces services soient organisés régulièrement. C’est l’un des prix qu’ils imposent aux vodouisants pour que leurs prières soient exaucées. Même pour les services qui ne portent pas le nom de Manjè, le cérémonial de la religion exige que des aliments soient préparés rituellement, présentés aux lwas et consommés par les Chwal. Les manjè représentent également l’occasion de festivités sociales dont l’éclat dépend des circonstances du moment et des moyens de l’amphitryon. Ils peuvent être offert  en rapport avec les vivants ou les morts. Parmi les plus importants citons:

  • Les bains rituels pour chasser la guigne,
  • Le Bay Pwen, ou Pran Pwen pour acquérir des pouvoirs,
  • Le Baynanm ou don de l’âme aux lwas,
  • Le boule zin,
  • Le boule zin funéraire,
  • La célébration des fêtes Nationales,
  • Le chire Ayizan
  • La consécration des Houmfo, Badji, Pe, Peristil,
  • La consécration des arbres reposoirs (repozwa),
  • La consécration du Portail (Bayè Legba),
  • Le désounen pour reprendre les pouvoirs des initiés morts ,
  • La fête Gédé, esprits des cimetières,
  • L’initiation Hounsi Bosal,
  • L’initiation Hounsi Kanzo,
  • Le kase Gato pour la fête des rois,
  • Le kouche Kanzo,
  • Le Lavè tèt ou baptême Vodou,
  • Le marè pakèt, préparation des talismans porte bonheur,
  • Le pran Ason, ou intronisation du Houngan

…/…

La liste est encore longue, nous détaillerons chacun de ces rites plus tard.

Contrairement à ce que croient généralement les profanes, la plupart des services Vodou ne se font pas au secret. À l’exception de certaines phases de l’initiation Kanzo et du Pran Ason qui se déroulent à l’intérieur du Djévo, les cérémonies sont ouvertes au public. D’ailleurs elles sont en même temps des réunions sociales auxquelles sont invités non seulement les membres de la congrégation, mais aussi leurs parents et amis, et les voisins. Et même un étranger, un inconnu, ou un curieux qui se présenterait en respectant les règles normales du savoir-faire sera reçu courtoisement.

Le déroulement des cérémonies n’est pas régi par une standardisation rigide. Il varie avec les Lwa honorés, le but du service, les vœux des fidèles, les décisions des Houngan et Mambo et est sujet aux goûts et coutumes du temple, de la ville, du Lakou. …/…

Quelques petits détails peuvent donc changer mais le canevas principal reste le même quasiment partout. Au début des cérémonies et conformément à l’étiquette établie, les dignitaires se saluent par des gestes rituels appropriés à leur grades respectifs: Génuflexions, pirouettes simples ou multiples, signes de la tête et des main, prosternations, le baise-terre étant de tous le plus obséquieux, etc…

Après les premières salutations viennent les prières et invocations au « Gran Mèt » Olouhoum!!! soit en Français, soit en Créole ou en Latin. Le premier lwa à être invoqué dans toutes les cérémonies est toujours Legba, gardien de toutes les clés, patron des foyers et maitre des chemins, intermédiaire entre le Gran mèt et les autres Lwa et à qui tout le monde chante:

PAPA LEGBA, LOUVRI BARYÈ A POU MWEN

ATIBON LEGBA, LOUVRI BARYÈ A POU M PASE.

VODOU LEGBA, LOUVRI BARYÈ A POU M ANTRE

M VIN SALYE LWA YO

papa Legba , ouvre-moi la barrière,

Atibon Legba, ouvre moi la barrière que je puisse passer,

Vodou Legba, ouvre moi la barrière que je puisse rentrer

Je viens saluer les Lwas.

…/…

C’est ensuite le traçage des vévés sur le parquet du Péristyle par un Houngan  ou une Mambo. Pendant ce temps les chants du chœur et le rythme des tambours invitent déjà l’assistance à ce préparer pour les danses. Après une intervalle de musique et de danses, on procède à la présentation des offrandes et au rituel du sacrifice. Suivent les danses rituelles au son de la musique des tambours, de l’ogan, du triangle des flûtes, des sifflets et des chants du chœur des hounsi. Cet aspect artistique  de la religion et l’un des plus intéressants et revêt une importance capitale.

C’est au cours de ces danses que se produit le phénomène le plus fascinant du Vodou: L’incarnation des Lwas que nous appelons THÉOMORPHOSE.

ÉTUDE ETHNO-DESCRIPTIVE G.A.FÉRÈRE

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